Observatoire de l'Habitat

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18/10/17 - 05:50 (GMT+1)
 

Superficie consommée et reconstruite

Les nouvelles constructions se font aussi bien sur les nouveaux terrains consommés que sur des terrains où préalablement d’autres bâtiments ont été démolis dans les zones résidentielles.

Superficie foncière nette consommée

Dans l'ensemble des zones du P.A.G. à l’intérieur des périmètres d'agglomération des communes, 703 hectares de terrains ont été consommés par des bâtiments (toutes occupations confondues) entre 2004 et 2010.



Consommation foncière par des bâtiments dans les zones du P.A.G. entre 2004 et 2010

Source : Ministère du Logement – Observatoire de l’Habitat (Base consommation foncière 2004-2010)


Dans les zones pouvant accueillir des logements, c'est-à-dire les zones d'habitation et les zones mixtes, la superficie consommée s'élève à respectivement 312 et 76 hectares, sans prise en compte de leur caractère habité ou non.



Superficies foncières nettes consommées par des bâtiments dans les zones d'habitation et mixte entre 2004 et 2010

Source : Ministère du Logement – Observatoire de l’Habitat (Base consommation foncière 2004-2010)

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La dénomination des différentes zones de P.A.G. n'est pas uniforme selon les communes. Il en résulte que certaines d'entre elles ne disposent pas de zone d'habitation, d'autres n'ont pas de zone mixte et pour les autres, les proportions respectives de ces deux zones sont variables. La valeur la plus élevée de terrains consommés dans la zone mixte se trouve à Esch-sur-Alzette (12 hectares). Il faut dire que cette commune présente une configuration particulière, puisque la superficie de l'ensemble de sa zone mixte (256 hectares) est largement supérieure à la zone d'habitation (16 hectares).

Luxembourg-Ville est de loin la commune avec la plus importante superficie foncière consommée dans les zones résidentielles entre 2004 et 2010 : 27 hectares dans la zone d'habitation et 7 hectares dans la zone mixte. Les communes urbaines proches de la capitale affichent également des surfaces consommées élevées, comme Hesperange (10 hectares zone d'habitation et 2 hectares zone mixte) ou Mamer (11 hectares zone d'habitation). La région périurbaine proche de la capitale reste donc attractive pour la poursuite du développement de l'habitat malgré des prix de l'immobilier très élevés.

Au-delà de ces communes, se prolonge le phénomène de forte consommation vers des communes composées à l'origine de petits villages (p.ex. Betzdorf, Weiler-la-Tour, Frisange, Kehlen ou Garnich).

La consommation de nouveaux terrains peut présenter des effets très différents sur l'évolution de la forme et de la densité des communes. Elle peut permettre de combler les interstices dans le tissu urbain existant (appelés Baulücken), mais elle entraîne surtout de l'étalement urbain, que ce soit de façon compacte ou non.

Superficie des terrains reconstruits

Dans l'ensemble des zones du P.A.G., 188 hectares de terrains ont fait l'objet de démolition et de reconstruction entre 2004 et 2007.



Reconstruction par des bâtiments dans les zones du P.A.G. entre 2004 et 2010

Source : Ministère du Logement – Observatoire de l’Habitat (Base consommation foncière 2004-2010)


Les zones d'habitation et les zones mixtes, les deux zones pouvant accueillir des logements, sont celles avec les superficies reconstruites les plus importantes (75 hectares dans les zones d'habitation et 47 hectares dans les zones mixtes). Ces chiffres font abstraction du caractère habité ou non des bâtiments.



Superficies reconstruites par des bâtiments dans les zones d'habitation et mixte entre 2004 et 2010

Source : Ministère du Logement – Observatoire de l’Habitat (Base consommation foncière 2004-2010)

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Pour certaines communes l’une ou l’autre de ces zones est inexistante. La reconstruction touche principalement les communes urbaines et périurbaines du pays. La ville de Luxembourg est de loin la commune avec le plus de terrains reconstruits (13 hectares zones d’habitation et 10 hectares zones mixtes).

La reconstruction permet la rénovation urbaine, mais pour que cette dernière soit de qualité, il faut veiller à ce qu’elle respecte le patrimoine architectural et urbanistique.